Visite de la Commission des finances du Sénat français au Caire

Une délégation de la Commission des finances du Sénat français, conduite par le Président de la Commission, le sénateur Philippe Marini, s’est rendue au Caire du 18 au 20 mars pour une visite de travail. Ce déplacement s’inscrit dans le cadre des visites d’étude qu’effectue annuellement la Commission des finances. Cette année, la Commission consacré son déplacement aux pays arabes en transition. Ainsi, elle s’est rendue en Egypte et poursuit actuellement sa mission en Libye et en Tunisie. Les six sénateurs composant la délégation sont : M. Philippe Marini, Sénateur de l’Oise (Picardie) ; M. Yvon Collin, Sénateur de Tarn-et-Garonne (Midi-Pyrénées) ; M. Aymeri de Montesquiou, Sénateur du Gers (Midi-Pyrénées) ; M. Roland du Luart, Sénateur de la Sarthe (Pays de la Loire) ; M. Jean-Vincent Placé, Sénateur de l’Essonne (Ile-de-France) et de M. Michel Berson, Sénateur de l’Essonne (Ile-de-France).

L’objectif des sénateurs était de « s’imprégner des nouvelles réalités égyptiennes ». Dans cet esprit, la délégation a rencontré de nombreux interlocuteurs du secteur économique dont le Président de la Banque Misr, la directrice de la National Bank for development, le Président de la bourse du Caire ou encore le vice-ministre des Finances. Les sénateurs se sont également entretenus avec des experts économiques du parti Liberté et Justice, les présidents des Commissions économiques de l’Assemblée du peuple et du Conseil consultatif, ainsi qu’avec des candidats à l’élection présidentielle.

Le Président de la délégation a indiqué, au cours de sa visite, avoir été « frappé par le sens des responsabilités des acteurs politiques et économiques » ainsi que par la convergence des analyses de la situation économique de l’Egypte que faisaient ses interlocuteurs. Il a estimé que les nouvelles autorités seraient confrontées à des difficultés économiques et structurelles qui, pour la plupart, étaient présentes dès avant la révolution. La réforme du système fiscal et des mécanismes de subventions à certains produits de première nécessite constituaient, à cet égard, des chantiers de première importance. La relance de l’économie égyptienne, dont les potentialités étaient importantes, nécessitait également, selon lui, la restauration de la confiance des grands acteurs économiques, qui passait notamment par la mise en place d’un « pouvoir exécutif stable ».
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Dernière modification : 20/03/2012

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