Table Ronde « Pollution Urbaine »

Les 24 et 26 janvier : Table ronde « Pollution Urbaine » sous le haut patronage de son excellence M. Maged Georges ministre de l’environnement et son Excellence M. Jean FELIX-PAGANON ambassadeur de France en république Arabe d’Egypte.

Coordination des journées : Hala Bayoumi Responsable pôle SIG et Géosimulation
CEDEJ MAEE/CNRS USR3123

La table ronde a pour objectif de partager avec nos collègues égyptiens l’expérience menée à Ouagadougou au Burkina Faso sur la pollution atmosphérique urbaine. La pollution urbaine est un mal qui sévit dans toutes les grandes villes. C’est devenu une préoccupation majeure des gouvernances qui cherchent à mettre en place des systèmes d’alerte sachant les conséquences dramatiques de la pollution sur la santé des populations. Est-ce la bonne solution que d’alerter des individus qui n’ont aucun moyen immédiat d’atténuer le phénomène soit parce qu’ils n’en ont aucune conscience soit parce qu’ils n’ont aucun moyen d’y échapper ? La pollution observée est dépendante de plusieurs sources dont les intensités respectives dépendent des pratiques locales, des modes de vie, du niveau de développement technique et économique des populations et des phénomènes atmosphériques locaux liés au contexte climatique saisonnier. Ces derniers ne sont qu’un des éléments du problème.

Tout ceci constitue le système complexe des interactions entre toutes ces variables dans un contexte spatio-temporel précis. L’originalité du programme de recherche commun est de s’être délibérément positionné dans une démarche de « co-construction scientifique » reposant sur un modèle de bonne gouvernance en matière de coopération scientifique et technique entre le Nord et le Sud. Trois partis-pris essentiels ont présidé à cette étude : le choix de l’interdisciplinarité « radicale » ; une conceptualisation de l’environnement urbain comme construction sociale ; des liens forts entre recherche et politiques publiques.
Les premiers résultats fondamentaux sont de deux ordres. D’une part, ils démontrent qu’une approche sectorielle aussi pointue soit-elle est vouée à l’échec et risque même de faire des mauvais choix.
D’autre part, il ne peut y avoir de système d’alerte qu’à la seule condition que les acteurs sociaux soient conscients du rôle primordial qu’ils jouent dans le système de pollution : ils font donc partie intégrante du système. Ils ne sont pas à l’extérieur mais au cœur du processus. A ce stade, le chemin est encore long et les collaborations nouvelles sont largement ouvertes.

L’Equipe du PIR-MOUSSON

Pour plus d’informations : http://www.cedej-eg.org/

Dernière modification : 13/03/2011

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