Soirée "Ô nuit, Ô mes yeux" [ar]

JPEG Pour la première fois au Caire, l’écrivaine Lamia Ziadé viendra présenter son roman graphique

Ô nuit, Ô mes yeux (P.O.L, 2015),

au cours d’une soirée mêlant lectures d’extraits, accompagnements musicaux et entretien avec l’auteure,

mercredi 6 avril à 19h à l’Institut français d’Egypte, Mounira.

En compagnie de

Salam Yousry, lecture
Issa Murad, oud
Dalia Chams (Al Ahram Hebdo), discussion

« On avait découvert Lamia Ziadé avec Bye Bye Babylone (Denoël, 2010), un récit de son enfance pendant la guerre du Liban. On la retrouve cinq ans plus tard avec Ô nuit Ô mes yeux, fresque foisonnante qui se déroule entre Le Caire, Beyrouth, Damas et Jérusalem, à une époque où les gens semblaient passer leur temps à voyager à l’intérieur de ce Levant devenu légendaire et presque impossible à imaginer aujourd’hui. En passant, l’auteur parle de ses grands-pères, celui qui a vu la grande Fayrouz entrer dans son magasin de tissu de Beyrouth et celui qui a assisté à un concert d’Oum Kalthoum.
Les très nombreux dessins sont magnifiques, on croirait qu’ils ont été faits à l’encre, à l’aquarelle et au pastel. En fait, tout est à la gouache. Lamia Ziadé nous montre les couleurs et les lumières d’une société extravagante où se mêlaient rois, émirs, diplomates, généraux, poètes, princesses, banquiers et producteurs, Orientaux et Occidentaux de toutes religions et nationalités. »
Extrait de Le Caire enchanteur | Un récit dessiné de Lamia Ziadé
Par Natalie Levisalles, Libération, 2 octobre 2015

« Dans ce livre […] il y a le chant, la musique, la voix, les ovations, les triomphes, la gloire. Il y a l’audace, le génie, l’aventure, la tragédie. Il y a des poètes et des émirs, des danseuses, des banquiers, des officiers, des imams, des cheikhs, des actrices, des khawagates, des musiciens, des vamps, des noctambules, des révoltés, des sultans, des pachas, des beys, des espionnes, des prodiges, des rois d’Egypte et la cour. D’éminents journalistes, de célèbres compositeurs, des patronnes de clubs, des grands chambellans, des joueurs de oud. Il y a la petite paysanne du delta et la princesse druze, le fils du muezzin et le chanteur solitaire, la star juive et le colonel héroïque. Il y a Asmahan, Oum Kalthoum, Abdelwahab, Farid el Atrache, Samia Gamal, Leila Mourad, Nour el Hoda, Sabah, Fayrouz, il y a les astres de l’orient. »

Ô nuit, Ô mes yeux (P.O.L, 2015), extrait de la 4e de couverture

La soirée est organisée en partenariat avec D-CAF Festival

Dernière modification : 04/04/2016

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