Signature d’un accord de financement d’un montant de 940 millions € pour le métro du Caire

La délégation de l’Union Européenne et l’Agence Française de Développement (AFD) ont signé un Accord cadre d’un montant de 940 millions € (plus de 7 milliards de livres égyptiennes) avec le gouvernement égyptien, le 23 septembre 2012, pour financer la troisième phase de la ligne 3 du métro du Caire ("ligne de la Révolution").

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Pour cette signature importante, qui représente près de la moitié des engagements pris par la France pour l’Egypte à Deauville en soutien aux printemps arabes, le Directeur Général de l’AFD s’est spécialement rendu en Egypte. L’accord a été signé entre M. Dov Zerah, Directeur Général de l’AFD ; Mme Armelle Lidou, Directeur adjointe de la coopération à la délégation de l’Union Européenne en Egypte ; et S.E. Achraf El Arabi, Ministre de la planification et de la coopération internationale.

Les objectifs de ce projet sont de contribuer à la croissance économique en réduisant la congestion urbaine, améliorant ainsi la productivité du travail au Caire ; d’améliorer les conditions de vie des habitants du Caire, en particulier ceux à faible revenu en accroissant leur mobilité et donc en facilitant l’accès à l’éducation, au marché de l’emploi et aux services ; enfin de contribuer à réduire la pollution et les émissions de gaz à effet de serre en développant un moyen de transport durable au plan environnemental.

Construit depuis le début des années 1980 initialement sur financement français, les deux lignes de métro au Caire transportant chaque jour plus de 3 millions d’usagers, le long d’un réseau de 65 km – soit 17 à 20 % de la demande totale en transport public au Caire. La troisième ligne (rebaptisée récemment “ligne de la révolution”), dont la première phase (d’Attaba à Abbassia) a été inaugurée en mars 2012, acheminera plus de 1.8 millions d’usagers le long d’un axe Est-Ouest. Les 18 km de la troisième phase relieront le centre-ville à Zamalek et à Giza à travers deux branches, l’une vers Imbaba au Nord et l’autre vers l’Université du Caire au Sud. Cette phase est composée d’un mixte de tunnel, sections au sol et viaducs.

Les coûts totaux du projet sont estimés à 2 milliards d’euros, y compris le matériel roulant qui devrait être financé séparément. Les études de faisabilité ont été financées par un don du gouvernement français.

Le plan de financement du projet comprend une subvention de 40 M € de la l’Union Européenne à travers la Facilité d’Investissement pour le Voisinage (FIV), un prêt concessionnel de 300 M € de l’Agence Française de Développement (AFD) et un prêt concessionnel de 600 M € de la Banque Européenne d’Investissement (BEI), le tout résultant en un financement de 940 M € équivalent à un prêt sur 25 ans d’un taux d’intérêt inférieur à 2%.

Les appels d’offre internationaux pour les travaux devraient être lancés début 2013, et la mise en œuvre du projet devrait prendre 8 ans.

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Dernière modification : 07/10/2012

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