Retour sur la Journée internationale de la presse au Lycée français d’Alexandrie

A l’occasion de la journée internationale de la presse le 3 mai, Nadéra Bouazza et Sonia Dridi, respectivement correspondantes de Libération et France 24, se sont rendues au Lycée français d’Alexandrie pour présenter le métier de journaliste aux élèves de seconde et discuter de la liberté de la presse.

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Les élèves ont pu interroger les deux correspondantes sur les spécificités de la presse écrite et de la presse télévisée. Très mobilisés au cours de la 26e Semaine de la presse et des médias dans l’École® du 23 au 28 mars 2015, ils ont lancé un débat animé sur les questions de la liberté de la presse en France et en Egypte, soulevant plusieurs questions au cœur des problématiques qui traversent le monde médiatique contemporain.

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La question de la concurrence entre la presse écrite traditionnelle et la presse numérique a fortement intéressé le groupe des élèves. Nés à l’ère du téléphone portable, ils ont confié aux journalistes lire essentiellement les articles mis en ligne et ont souligné les multiples avantages offerts par les médias sur internet. L’information y est en effet continue et très rapidement mise à jour car elle peut être diffusée immédiatement. De plus, il est possible d’intervenir, de commenter et de diffuser les contenus en ligne, une interactivité qui n’est pas possible pour la presse papier et la presse télévisée. En fin de compte, peu d’élèves ont défendu le journal papier, le magasine de « leurs parents ou grands-parents » (qui d’ailleurs lisent eux-aussi en ligne).

Mais les deux jeunes journalistes ont su les sensibiliser aux enjeux liés à la précarité de leur métier et au danger de la baisse du nombre d’envoyés spéciaux et de correspondants à l’étranger. Elles ont notamment souligné les conséquences néfastes de cette précarisation du métier, et notamment le risque que tous les médias en ligne reprennent sur leurs sites les mêmes informations, issues des mêmes dépêches d’agences de presse !

Les élèves sont alors arrivés à la conclusion que les deux formes de diffusion de l’information devaient coexister. Ils étaient tous d’accord pour soutenir l’importance de proposer des journaux de sensibilités différentes avec des points de vue divers, ce qui est la marque d’un pays démocratique et permet aux lecteurs d’exercer leur esprit critique et de se forger leur propre opinion.

Ils ont enfin insisté sur le fait que cette rencontre avait été très fructueuse et remercient Nadéra Bouazza et Sonia Dridi de leur avoir accordé du temps, mais aussi d’avoir, par leur sourire et leurs propos, rendu cet échange très agréable.

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**Cet article a été rédigé par les élèves de seconde du Lycée Français d’Alexandrie que nous remercions.**

Dernière modification : 26/05/2015

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