Portrait de Julien Moulieres, le chef cuisinier de la Résidence de France au Caire

L’opération "Good France-Goût de France" a été l’occasion d’un dîner exceptionnel à la Résidence de France. Julien Moulieres, accompagné d’autres chefs français, a su ravir les papilles des convives en proposant un repas de gala où truffes, foie gras, pigeons en consommé et son crémeux chocolat s’entremêlaient. Découvrez aujourd’hui le récit de celui qui donne le « la » des cuisines de la Résidence.

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Originaire d’un petit village de 200 âmes, Saint-Guilhem-le-Désert dans l’Hérault, Julien Moulieres tombe très tôt dans la marmite de la grande cuisine. Il s’oriente vers le Lycée La Colline à Montpellier, puis rejoint le Lycée Lesdiguières à Grenoble avec l’obtention d’un BTS Hôtellerie-Restauration. Après des stages en République Tchèque, au Pays de Galles, en Italie et au Japon, Julien décide de traverser l’Atlantique et d’aller travailler à New Haven dans le Connecticut pendant deux ans. Il découvre ensuite un troisième continent, en devenant chef de cuisine au cercle de Kinshasa en République Démocratique du Congo. De retour en France, il devient agent chef dans un restaurant universitaire montpelliérain où il est en charge de re-dynamiser l’image et la qualité des prestations.

Mais, il préfère quitter ce poste pour revenir à son premier amour : la cuisine. Ainsi, 18 mois plus tard, il devient chef particulier à la résidence du recteur de l’Académie de Montpellier.

Après sept années, l’appel du large est si fort qu’il met à nouveau les voiles et prend les commandes des cuisines de la Résidence de France au Caire, dans la plus grande ville d’Afrique, où fourmillent 20 millions d’habitants. Tous les jours, il apporte un vent du sud de la France sur la table de l’Ambassadeur avec ses incroyables mets - filets de rouget aux agrumes, tartare de sardine au citron confit, macarons framboise et safran.

Si on lui demande ce qui l’attire tant dans la gastronomie française, il répond : « il s’agit avant tout de l’utilisation de produits à la bonne saison, et surtout les travailler le plus simplement possible pour ne pas les dénaturer ».

Sa devise pour réussir : « Fais-le avec passion ou pas du tout ».

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Dernière modification : 05/04/2015

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