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Politique étrangère

Il est difficile pour une puissance moyenne d’exercer, toute seule, une réelle influence sur une communauté internationale d’une complexité croissante. Agir dans le cadre de l’Union européenne est donc devenu pour la France un principe absolu de politique étrangère, sur les questions de maintien de la paix, de respect du droit internationale de coopération multilatérale. En même temps, la France s’affirme dans des initiatives propres. Elle soutient techniquement et financièrement, dans des pays très pauvres de l’Afrique subsaharienne, des projets de développement en partenariat. Les échanges culturels et la coopération scientifique et universitaire sont encouragés et quelque 220 000 étudiants étrangers sont très bien accueillis et guidés pendant leur séjour en France. Enfin, les méthodes d’action culturelle à l’étranger se sont modernisées : la mise en place de l’opérateurCulturesFrance ou celle de la chaîne de télévision France 24 sont des exemples récents d’une politique culturelle depuis longtemps partie intégrante de la politique étrangère française.
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Le parlement européen à Strasbourg - Photo F. de La Mure MAEE

L’Europe, "la priorité absolue"

Depuis la fin de la seconde guerre mondiale et quelle que soit la majorité au pouvoir, l’Europe est devenue un axe prioritaire de la politique étrangère française. Par la déclaration de son ministre des affaires étrangères, Robert Schumann, inspirée de Jean Monnet, la France a été à l’origine de la création de la Communauté Européenne de du Charbon et de l’Acier avec l’Allemagne, l’Italie et les pays du Benelux. L’entrée en vigueur du traité de Lisbonne, le 1er décembre 2009 a permis d’adapter le fonctionnement institutionnel européen à la configuration élargie de l’UE. Il a établi une présidence stable du Conseil européen et un haut représentant pour les affaires étrangères et la politique de sécurité ; il a élargi le recours au vote à la majorité qualifiée et augmente les pouvoirs du Parlement européen ; enfin, il associe plus étroitement les parlements nationaux aux décisions de l’Union.

La défense des droits de l’Homme

La promotion et la protection des droits de l’homme et des processus de démocratisation est également une composante majeure de la politique étrangère de la France et de l’Union européenne. La France joue un rôle actif au sein du Conseil des droits de l’homme de l’ONU, qui siège à Genève. Elle y appuie, aux côtés de ses partenaires européens, des résolutions concernant les régions ou les pays où ces droits sont gravement et systématiquement violés. Parallèlement, la France renforce sa propre législation en matière des droits de l’homme (loi de 2004 contre l’antisémitisme et le racisme, création en 2005 de la Haute autorité pour la lutte contre les discriminations et pour l’égalité, la Halde, saisie directement par les victimes des discriminations).

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La Cour Européenne des droits de l’Homme à Strasbourg - Photo F. De la Mure MAEE

Le maintien de la paix

L’ONU est la seule organisation universelle à compétence générale et le Conseil de sécurité doit exercer pleinement ses responsabilités uniques pour la paix et la sécurité. La France est favorable à l’élargissement du Conseil de sécurité à de nouveaux membres permanents - l’Allemagne, le Japon, l’Inde, le Brésil - et à une juste représentation de l’Afrique. Au Proche-Orient, la France, amie d’Israël et des Palestiniens, plaide pour la reconnaissance de deux États vivant en paix côte à côte. Au Liban, elle soutient la réconciliation nationale et apporte une forte contribution à la force de l’ONU. En Afghanistan, elle participe aux forces de l’OTAN, mais sous égide de l’ONU.

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Une session du Conseil de securite des Nations unies - Photo F. De la Mure MAEE

Les partenariats bilatéraux

Le renforcement de la coopération internationale et le développement des relations économiques et technologiques passent par de solides partenariats bilatéraux. Avec les pays du sud de la Méditerranée, la France entretient des relations privilégiées notamment dans le cadre de L’Union pour la Méditerranée. Celle-ci a pour objectif d’ouvrir une nouvelle étape de la coopération en Méditerranée, en renforçant le rapprochement entre ses participants à travers le développement de nouveaux projets de dimension régionale.

Dotée du réseau d’ambassades bilatérales - 158 - le plus dense après celui des États-Unis, la France s’attache à entretenir des relations propices au développement des échanges humains, économiques et culturels.

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Conférence ministérielle du processus de Barcelone - Union pour la Méditerranée - photo F. De la Mure MAEE

L’aide au développement et l’action humanitaire

La France est aujourd’hui, avec 0,5 % de son PIB, le plus généreux donateur parmi les grands pays industrialisés et elle compte porter son effort à 0,7 % en 2015. Elle a réussi à rallier la communauté internationale à sa proposition d’annuler la dette des pays les plus pauvres. La France se concerte chaque année avec les pays africains dans le cadre des sommets France-Afrique, désormais ouverts à l’ensemble des pays du continent. Elle contribue à hauteur de 18 % à l’aide au développement apportée par l’Union européenne, et participe aux programmes multilatéraux d’aide des banques de développement et de l’ONU. La majorité de l’aide de la France est consentie sous une forme bilatérale, principalement en Afrique subsaharienne, par le canal du ministère des Affaires étrangères et de l’Agence Française de Développement, qui soutiennent plus de cinq cents projets de développement par an, apportent une assistance technique et offrent des programmes de bourses de formation en France. L’accent est mis sur le développement des infrastructures, sur l’accès aux soins et à l’éducation, sur la mise en place de politiques économiques adaptées et sur la consolidation de l’État de droit et de la démocratie. Les drames humains nés des migrations clandestines ont amené la France à mettre en place des aides au co-développement, avec un double objectif : offrir aux candidats à l’immigration clandestine des possibilités d’emploi dans leur propre pays et proposer à ceux qui souhaitent y rentrer des facilités d’investissements.

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Sommet Afrique France 2010 - Photo F. De la Mure MAEE

Le rayonnement culturel et la francophonie

La France a obtenu en 2005 à l’UNESCO l’adoption d’une convention sur la diversité culturelle et linguistique ; elle attache depuis longtemps une grande importance aux échanges culturels (cinéma, théâtre, arts, livres, idées, médias), à la promotion de la langue française et au plurilinguisme. À cet effet, elle entretient un important réseau d’instituts culturels, d’alliances françaises et de lycées français à travers le monde. Elle contribue au renforcement de la présence de ses médias (TV5, France 24, RFI)).

La promotion de la langue française, parlée par plus de 180 millions de personnes, est aussi soutenue par l’Organisation internationale de la francophonie (OIF), qui rassemble 63 États et gouvernements et qui entretient des programmes d’échanges culturels.

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M. Joyandet, secrétaire d’Etat chargé de la coopération et de la Francophonie et M. Abdou Diouf, secrétaire général de l’organisation internationale de la francophonie - Photo F. De la Mure MAEE

Source France 2008

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