"L’UFE change de statut pour mieux servir les partenariats" [ar]

Mohamed Jaoua, vice-Président de l’Université française d’Egypte, nous raconte l’institution en quelques questions-réponses.

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L’UFE qui devient "université ahliya", ça change quoi ?

Pas grand-chose dans sa réalité. "Ahliya", ça veut dire en effet "à but non lucratif". Or, en dépit de son statut d’université privée, l’UFE n’a jamais poursuivi de but lucratif. Plus encore, pour chaque livre versée par chacun de nos étudiants, nous devons trouver une seconde livre auprès de nos sponsors - le gouvernement français en tête - pour assurer sa formation. Pour autant, ce nouveau statut est important sur le plan du droit, car il permettra aux autorités égyptiennes, si elles le souhaitent, d’apporter leur concours direct à l’université. Et de participer bien sûr à la définition de ses orientations et de sa stratégie.

Qu’allez-vous faire de ce nouveau statut ?

Une nouvelle université. Ce sera cette UFE 2.0 dont le séminaire stratégique que nous organisons les 14 et 15 juin va nous aider à préciser les contours. Le changement de statut constituait le premier point de notre projet stratégique de 2012. Mais nous n’avons pas attendu qu’il se réalise pour commencer à travailler sur les autres points. Ce que nous voulons faire de la nouvelle UFE, c’est un trait d’union entre les communautés académiques françaises et égyptiennes, c’est le fer de lance et le catalyseur de leurs partenariats. Une université focalisée sur les Masters et la recherche, qui cultive sa francophonie tout en étant multilingue, ouverte sur le monde et ses cultures.

Se focaliser sur la recherche, n’est-ce pas difficile alors que la taille de l’UFE est modeste ?

Eh bien, nous espérons d’abord que ce nouveau statut nous permettra de grandir. Mais pour autant, notre ambition n’est pas de suffire à la tâche. Notre premier rôle sera, je le répète, d’être le catalyseur des partenariats franco-égyptiens de formation et de recherche. Nous privilégions à cet égard la mise sur pieds de consortia thématiques regroupant autour de l’UFE des universités publiques égyptiennes et françaises. Plusieurs de ces consortia sont déjà sur le feu : en informatique, en architecture et patrimoine, en formation de formateurs pour les écoles francophones. D’autres suivront, pour répondre aux besoins de la société égyptienne tout en servant les intérêts des deux parties.

Qu’est-ce que tout cela va apporter à vos étudiants ?

D’abord les rassurer sur l’avenir de leur université. Comme cela rassurera également nos universités partenaires françaises Car ce qui a le plus manqué jusqu’ici à l’UFE pour jouer pleinement son rôle, c’est la présence à ses côtés des pouvoirs publics égyptiens, que le statut antérieur de l’université n’autorisait pas. Bien sûr, le nouveau statut va aussi ouvrir de nouvelles portes à nos étudiants, de nouvelles possibilités, comparables à celles qui sont offertes aux étudiants des universités publiques.

L’UFE, en résumé, comment la définir ?

Les partenariats scientifiques franco-égyptiens, qui ont plus de deux siècles d’âge, avaient besoin d’un instrument de développement à la mesure de leurs ambitions. C’est à cette fin que l’UFE avait été créée en 2002. Mais le statut inadéquat dans lequel elle a été enfermée ne lui a pas permis de tenir pleinement son rôle. Une nouvelle période s’ouvre, qui devrait permettre à l’UFE 2.0 d’être au rendez-vous de ces enjeux historiques.

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Dernière modification : 18/06/2015

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