L’UFE 2.0 : une université d’avenir pour l’Afrique francophone [ar]

Fondée en 2002, l’Université française d’Égypte (UFE), sous statut Ahlia depuis mai 2015, œuvre, avec les universités françaises partenaires, à soutenir la coopération franco-égyptienne dans les domaines de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique.

L’UFE, modèle unique de formations diplômantes en Afrique et Moyen-Orient, est soutenue par le ministère français des Affaires étrangères et du Développement international. On constate ces dernières années une progression des effectifs d’étudiants issus de l’Afrique francophone, en particulier subsaharienne.

Le 20 décembre dernier s’est tenue à l’UFE une table ronde ayant pour objet d’initier une réflexion sur les atouts et potentiels de l’UFE pour participer au développement africain et offrir à ses étudiants d’excellence des formations aux standards français et internationaux.
Cette matinée d’échanges faisait suite au séminaire stratégique sur l’avenir de l’UFE (Le Caire, 14 et 15 juin 2015), « assister le développement africain » étant le 5è point du projet stratégique de l’UFE.
Cette ouverture vers l’Afrique subsaharienne devrait permettre à de nombreux étudiants d’excellence de poursuivre leurs études en Egypte, valorisant ainsi le souffle culturel, académique et humain qui caractérise l’UFE.

La réflexion a été menée lors d’une matinée d’échange en présence du Président de l’UFE, Pr Hassan Nadir Kheïrallah ainsi que son vice-Président, Pr Bernard Durand.
Le contexte est le suivant : l’UFE compte 340 étudiants en 2015-2016 dont 10 étudiants africains non-égyptiens : 4 venus du Tchad, 1 du Maroc, 1 du Sénégal, 1 de Côte d’Ivoire, 1 du Gabon, 1 de Djibouti et 1 du Burkina Fasso.
Les formations historiquement les plus prisées sont celles de langues appliquées, mais on note ces dernières années une évolution en faveur du master de relations internationales en partenariat avec l’Institut d’études politiques de Grenoble, l’université Senghor à Alexandrie, l’université d’Alexandrie (4 étudiants africains), et du diplôme d’architecte INSA Le Caire délivré par l’INSA Strasbourg (1 étudiant dans le cursus, 2 étudiants en classe préparatoire option introduction à l’architecture).
Les étudiants mettent en avant leur intérêt pour :
- les doubles diplômes français et égyptiens, garants d’une reconnaissance internationale,
- la qualité des formations proposées et des formateurs qui les assurent,
- la particularité et l’intérêt des mobilités qui fondent nos enseignements,
- la complémentarité de notre offre de formation avec celles proposées par le pôle universitaire francophone, notamment entre l’IDAI (Institut de droit et affaires internationales) et le master relations internationales,
- le faible coût de la vie en Egypte
et l’intérêt humain de cette expérience égyptienne.
Mais l’université française d’Egypte propose également d’autres formations d’excellence en sciences, technologies, langues appliquées, gestion ou patrimoine, qui devraient intéresser les étudiants plus sensibles à ces disciplines.

Ces échanges se sont conclus sur :
-  L’intérêt des étudiants UFE africains au développement de notre offre de formation dans leurs pays d’origine, proposant de participer à ce déploiement, et permettant au plus grand nombre d’étudiants d’excellence de profiter de l’offre de formations de l’UFE,
-  Le soutien de l’union des étudiants (UE) de l’UFE à l’intégration des étudiants africains et l’intérêt d’échanges culturels. L’UE pourrait prochainement initier une semaine de l’Afrique à l’UFE afin de fédérer l’ensemble des étudiants autour de leur potentiel culturel réciproque,
-  L’engagement de l’UFE à faciliter les démarches administratives des étudiants et favoriser leur intégration compte tenu des difficultés administratives ou d’adaptation à la vie en Egypte, en particulier le quotidien en arabe dialectal qui ralentit l’intégration initiale des étudiants,
-  La mise en place par l’UFE de filières de recrutements d’étudiants d’excellence issus d’Afrique subsaharienne francophone dès la rentrée 2016, selon un projet de déploiement qui sera déployé dans les prochaines semaines.

Le mot de la fin revient à notre étudiant sénégalais, qui terminera ses études d’architecture en octobre 2016 après cinq années passées à l’UFE et qui résume ainsi ses motivations : « obtenir une triple diplôme : français, égyptien et … humain » !

Pour lire les témoignages des étudiants, cliquez ici !

Dernière modification : 03/02/2016

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