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Interview de Hassan Kheirallah, président de l’Université Française d’Egypte

Qu’est-ce-qui vous a conduit à occuper le poste de Président de l’Université Française d’Egypte ?

Ancien élève du lycée Saint Marc, j’ai obtenu mon baccalauréat à la faculté de polytechnique de l’Université d’Alexandrie. J’ai par la suite suivi des études supérieures au Canada où j’ai obtenu mon master, puis j’ai poursuivi, en 1980, par un doctorat à l’Université de Carleton. J’ai mené ensuite une activité d’enseignant chercheur dans ma spécialité, les micro-ondes. Dans les années 2000, je me suis intéressé au développement stratégique des universités et ai été président de l’université d’Alexandrie. De 2009 à 2001, j’ai poursuivi ce que j’avais entrepris à Alexandrie au niveau national, comme responsable de l’Unité de développement à long terme au Ministère de l’enseignement supérieur. Parallèlement, je me suis investi dans la coopération universitaire euro-méditerranéenne -à l’ Euromed Permanent University Forum (EPUF) et à l’EMUNI (Euro Mediterranean University) dont je suis le co-président- et dans la francophonie : je suis président de l’université Senghor depuis 2009.

Quelles sont vos priorités comme nouveau président de l’Université Française d’Egypte ?

J’ai pris la présidence de l’UFE en avril 2012. Tout d’abord, l’UFE doit jouer un rôle important entre l’Egypte et la France concernant l’enseignement et la recherche. Il faut établir des centres d’excellence dans des domaines qui intéressent les deux pays avec des mobilités de chercheurs dans les deux sens. Pour ce faire, il faut qu’un nouveau statut soit adopté qui reconnaisse la nature de l’UFE comme université de coopération entre les deux Etats. Par ailleurs, il est indispensable de créer des relations trilatérales impliquant d’autres pays du Sud qui ont des besoins de formation auxquelles ne peuvent pas répondre ni les systèmes de formation locaux ni la mobilité vers la France. L’UFE a un gros atout avec ses formations en coopération avec des universités françaises qui débouchent sur une double diplomation. Enfin, comme l’intérêt pour les formations en langue française ne cesse de s’accroître, il est intéressant de créer des synergies entre l’UFE, les filières francophones des universités publiques égyptiennes et l’Université Senghor.

Comment voyez-vous la francophonie dans un pays de tradition anglophone comme l’Egypte ?

Selon moi, la francophonie est très importante pour l’Egypte. Depuis Mohamed Ali, la culture française a toujours joué un rôle important dans la formation de l’élite égyptienne. La francophonie donne accès aux 72 pays qui ont le français en commun et qui forment l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF) et est moyen pour l’Egypte d’élargir la coopération avec les pays francophones d’Afrique.


publié le 12.06.2012

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