Diplômé de l’Ecole des Beaux Arts de Besançon (France), Thomas Henriot dessine au sol plusieurs heures d’affilée sans interruption, en public, partout où ses pas le mènent à la rencontre des autres en terre étrangère, de la Chine au Brésil, de l’Inde à Cuba. Ses images peintes à l’encre sont l’aboutissement d’une performance chorégraphiée dans l’espace urbain, réalisée dans une concentration proche de la méditation.

Invité en résidence par l’Institut français à Alexandrie, où il a passé un mois, l’artiste de la galerie INOX (Rio de Janeiro) et de la galerie Jean Greset (Besançon) rejoue cette expérience dans un environnement habité par les gestes de la prière. Du tapis de prière, son point de départ, il glisse à d’autres motifs proposés par la ville, qu’il investit à leur tour. A mi-chemin entre les objets trouvés et les morceaux choisis, les « objets choisis » (affiches, fleurs, cagettes…) rencontrés de manière aléatoire sont le support d’un dialogue avec la ville dont ils sont aussi les symptômes et l’émanation.
Dimanche 15 janvier, 19h, Institut français d’Egypte à Alexandrie
L’exposition-installation se prolongera jusqu’au 12 février 2012.
