En quoi consistent les relations économiques bilatérales ?

Notre coopération économique s’appuie sur le Service Economique, qui anime la relation bilatérale, ainsi qu’UBIFRANCE, qui accompagne les entreprises, notamment les PME dans leurs démarches commerciales. Elle s’adosse sur une coopération financière traditionnellement importante dont l’Agence Française de développement est un acteur majeur.

Des échanges commerciaux très dynamiques

Les échanges commerciaux entre la France et l’Egypte ont enregistré en 2015 une légère baisse de 1,1% pour un montant de 2,58 Mds EUR. Cette évolution confirme la stabilité du volume des échanges bilatéraux depuis leur baisse de 18% sur l’intervalle 2011-13, période de forte instabilité politique.

Les exportations françaises vers l’Egypte ont augmenté de 33,8% en 2015 pour atteindre 2,1 Mds EUR, soit leur plus haut historique. Cette reprise confirme la tendance observée en 2014 (+17,2%), après deux années successives de baisse.

Les principaux postes d’exportation sont les céréales, les produits pharmaceutiques, les moteurs et turbines et les instruments de mesure, d’essai et de navigation.

L’Egypte est le 7e client de la France dans la région ANMO et reste son 1er client au Proche Orient. Avec une part de marché de 4%, la France était le 6e fournisseur de l’Egypte en en 2014/15.

En baisse chaque année depuis 2012, le volume des importations d’Egypte a diminué de moitié (-54.4%) en 2015 à 472,8 M EUR. L’effondrement du montant des achats de pétrole (-79,5% à 110,1 M EUR) qui représentaient 52% du total des importations en 2014 est la principale explication de cette baisse. Elle reflète le changement de la situation énergétique de l’Egypte, devenue importateur net d’hydrocarbures ainsi que l’effondrement du cours du brut.

En 2014/15, la France est devenue en 2014/15 le 7e client de l’Egypte (856,2 M USD) avec 3,9% de ses exportations totales.

Avec 1,6 Md EUR, l’Egypte représentait ainsi le 8e excédent commercial de la France en 2015.

La France : un des premiers investisseurs en Egypte

La France figure parmi les tous premiers investisseurs étrangers avec plus de 100 entreprises employant près de 50 000 personnes dans des secteurs très diversifiés.

En 2014, le stock d’investissements directs étrangers en Egypte atteignait 87,8 Mds$ et, sur l’année 2014/15, les flux entrants se sont élevés à 6,4 Mds$ soit 2,2% du PIB. Les réformes menées au milieu des années 2000 ont permis de multiplier le stock d’IDE par 2,9 entre 2004 (23,5 Mds$) et 2010 (67,7 Mds$).

Les investissements français sont ainsi très présents dans les services, notamment bancaire (les filiales de la Société Générale, du Crédit agricole et BNP Paribas comptent parmi les premières banques privées du pays) mais également dans le tourisme (groupe Accor, Club Med…), les transports aériens et maritimes (Air France, CMA-CGM) les télécommunications (France Telecom, Alcatel Lucent), la distribution (Carrefour, Total) ou l’environnement (Véolia propreté, Degrémont). Mais les investissements français sont également significatifs dans les secteurs de l’énergie (Gaz de France, Total), de la construction (Lafarge, Vicat), des matériaux (Saint Gobain, Soprema), des équipements électriques (Schneider Electric, Legrand, Nexans)

Sur les 5 dernières années budgétaires, la France se classe aux alentours du 6e rang des investisseurs, une position confirmée en 2014/15 année où les IDE français ont atteint 230,2 M$, soit 3,6% des flux entrants.

L’Egypte : un des principaux bénéficiaires des financements bonifiés octroyés par le Ministère français de l’Economie, de l’Industrie et de l’Emploi.

Ainsi, l’Egypte a bénéficié depuis 1974 de plus de 3 milliards d’euros de financements pour soutenir la construction, par des entreprises françaises et leurs partenaires égyptiens, de projets d’infrastructures favorisant le développement économique et social du pays.

L’Egypt est un bénéficiaire important de la coopération financière française et notamment des outils d’aide projet FASEP (fonds d’étude et d’aide au secteur privé) et RPE (réserve pays émergent) ainsi que des outils d’assurance-crédit mis en place pour le compte de l’Etat.

L’Agence Française de Développement a débuté ses opérations en Egypte en 2006, où elle intervient essentiellement sous forme de prêts bonifiés. En 2015, les nouveaux engagements pris par le groupe AFD ont atteint 206 M EUR, portant l’ensemble de ses engagements à 1,4 Md EUR. Les principaux secteurs d’intervention du groupe AFD sont l’amélioration des conditions de vie, l’énergie, les transports urbains, l’eau et l’assainissement, l’agriculture et la dépollution industrielle. L’AFD est également engagée dans une activité de production industrielle, notamment via des partenariats avec des centres de recherche, ainsi que dans le renforcement des capacités des acteurs de la société civile locale.

La construction du métro du Caire, qui transporte quelque 4 millions d’usagers au quotidien, est, depuis plus de 30 ans, une réalisation phare de la coopération bilatérale franco-égyptienne. Plus de 400 M€ ont ainsi été octroyés depuis avril 2007 pour la réalisation de la ligne 3 du métro du Caire.

De nombreuses sociétés françaises ont participé, depuis le début de ce projet, à la construction du métro du Caire, comme Vinci, Bouygues, Alstom, Thales, Colas, ETF et Systra. Elles ont su tisser des partenariats avec des sociétés égyptiennes comme Orascom et Arab Contractors et travaillent en étroite collaboration avec la National Authority for Tunnels (NAT).

Dernière modification : 11/05/2016

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