Égypte - Vente d’avions et d’un navire de combat (Paris, 18/02/2015)

Réponses de M. Jean-Yves Le Drian, ministre de la défense, à des questions à l’Assemblée nationale (Paris, 18/02/2015)

Madame la Présidente de la commission de la défense, le contrat qui a été signé lundi entre la France et l’Égypte est d’abord le succès de l’industrie française. C’est d’abord le succès de l’industrie de défense de la France. C’est d’abord le succès de l’industrie aéronautique de la France. C’est aussi la qualité de nos technologies, celle de nos bureaux d’études, le savoir-faire de nos ingénieurs, de nos techniciens, et des salariés de l’ensemble de nos entreprises industrielles liées à la défense.

Mais c’est aussi une question de méthode. Si ce contrat a été conclu, et s’il l’a été rapidement, c’est parce que les principaux acteurs ont travaillé en équipe.

Qu’il s’agisse des industriels, qui auraient pu avoir des intérêts contradictoires, et qui ont fait passer l’intérêt commun en premier, qu’il s’agisse des armées - je pense en particulier à l’État-major de la marine et de l’armée de l’air -, qu’il s’agisse des plus hautes autorités de l’État - le président de la République et le Premier ministre - qui ont suivi ce dossier de bout en bout, qu’il s’agisse des ministères, celui des affaires étrangères et celui des finances, tous ont agi ensemble pour aboutir à ce résultat C’est le résultat de l’équipe France à l’exportation.

Vous avez bien voulu rappeler que l’Égypte est par ailleurs confrontée à de graves difficultés. Nous avons le même adversaire, Madame la Présidente, et ce n’est pas un hasard si c’est Daech qui a frappé l’Égypte lundi dernier en assassinant vingt et un Coptes égyptiens. Nous avons, avec l’Égypte, un partenariat stratégique qui s’ouvre demain. Nous en sommes à la première étape.

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S’agissant de votre première question, Monsieur le Député, relative à l’achat par l’Égypte d’une frégate multi-missions, je vous précise, mais cela ne vous a pas échappé, que la signature a eu lieu entre le ministre de la défense égyptien et le président-directeur général de DCNS. Il n’est donc pas difficile de déduire quel est le destinataire du paiement.

Nous étions en situation de transférer la frégate Normandie, deuxième frégate du cycle des FREMM prévu dans la loi de programmation militaire à l’Égypte, sous réserve d’une accélération par DCNS du processus de fabrication des dix autres frégates qui doivent être affectées à la Marine nationale. Tel sera le cas. Il n’y aura donc pas rupture, mais accélération, et donc renforcement de l’emploi, ce qui répond à votre principale préoccupation, Monsieur le Député. (…)./.

(Source : site Internet de l’Assemblée nationale)

Dernière modification : 22/02/2015

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