Egypte - confirmation en appel des condamnations de militants libéraux (7 avril 2014)

La France déplore la confirmation en appel des condamnations à de lourdes peines de prison contre trois militants politiques et défenseurs des droits de l’Homme, Ahmed Maher, Ahmed Douma et Mohamed Adel, sur le fondement de la loi sur les manifestations adoptée le 24 novembre dernier.

Nous partageons les préoccupations exprimées par le secrétaire général des Nations unies, la Haute-commissaire des Nations unies aux droits de l’Homme et la haute représentante de l’Union européenne pour les affaires étrangères et la sécurité.

La France rappelle aux autorités égyptiennes la nécessité de respecter les engagements pris dans le cadre de la feuille de route et sur le plan international, notamment s’agissant des libertés d’opinion, d’expression et de manifester pacifiquement.

Q – Êtes-vous contre les peines prononcées ou bien contre la loi ? Si cela se passait chez vous ici et si des militants ne respectaient pas une loi…

R – C’est au nom des libertés fondamentales que les Egyptiens ont fait leur révolution. Ces libertés doivent aujourd’hui être respectées pour favoriser la transition politique en cours. Nous considérons que les lourdes peines qui ont été prononcées à l’encontre de militants des droits de l’Homme ne vont pas en ce sens.

Nous avons déjà, dès le 23 décembre, indiqué que nous partagions les préoccupations exprimées au sujet de cette loi par le secrétaire général des Nations unies, la haute-commissaire des Nations unies aux droits de l’Homme – et, depuis, par la haute représentante de l’Union européenne pour les affaires étrangères et la sécurité. Il s’agit d’une position qui n’est pas simplement celle de la France, mais aussi celle de la communauté internationale.

Dernière modification : 22/02/2015

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