
A l’occasion de la visite de terrain de Mme Isabelle Lafargue, membre de la sous direction aux questions régionales à la DAS (Délégation aux affaires stratégiques) et en charge du dossier Egypte, la Mission Militaire a embarqué sur le Canal de Suez . Récit.

Il est 7h du matin à Ismaïlia, ville du Delta sur la rive Ouest du Canal qui donne sur le Lac Timsah. Capitale du gouvernorat du même nom, cette ville récente a été construite en même temps que le Canal. Principal point de chute des ingénieurs français et britanniques. Elle tire son nom du dernier khédive d’Egypte, Ismail Pacha.
A bord de la voiture nous naviguons dans cette ville déserte, floutée. Dans la nappe dense l’on commence à distinguer ces maisons coloniales datant de l’époque de Ferdinand de Lesseps (constructeur du Canal). Nous finissons par (re) trouver sa maison de réception à un coin de rue face à la promenade.

Mais c’est la cathédrale copte catholique de Saint Marc qui nous trouve au détour d’une de ces grandes avenues dégagées. Un prêtre francophone nous reçoit et se remémore avec nous ses années passées en France.

L’heure de l’embarquement approche. Direction le quai où nous attendent les « pilotines », ces petits bateaux qui font la navette entre la terre et les navires transitant sur le Canal. En à peine quelques minutes nous nous retrouvons prêts à enjamber les escaliers amarrés. Le commandant en second et d’autres membres de l’équipage nous accueille.

Après les présentations nous partons pour une visite du bâtiment. De la salle des machines à la passerelle en passant par la boulangerie et les cabines de l’équipage, toutes les portes nous sont ouvertes. Notre curiosité est sans limite. A bord, 250 marins, dont 37 femmes. Aux commandes un pilote égyptien affecté par la Canal Suez Authority emmène la frégate jusqu’à la Mer rouge.
Après cette mise en jambe en passant d’un pont à l’autre, nous sommes invités à déjeuner à la table du commandant. La digestion se fait sur le pont supérieur face aux dunes qui bordent le canal.
15h. Il est temps de rejoindre la terre ferme après ces quelques heures de marin. A tribord, Suez. Face à nous le canal débouche en Mer rouge. Nous laissons le « La Motte-Picquet » voguer vers l’Océan Indien pour vers ses futures missions de lutte anti-piraterie.


