Corruption : signature d’un protocole de coopération

Dans le processus de transition en cours en Egypte depuis la Révolution du 25 janvier 2011, la lutte contre la corruption s’est imposée comme un enjeu prioritaire pour le gouvernement égyptien.

Parmi les multiples organismes égyptiens chargés de lutter contre la corruption, l’autorité du contrôle administratif apparaît comme étant la plus structurée. Créée en 1964, l’ACA est exclusivement composée de policiers et de militaires triés sur le volet. Un projet de loi en cours d’examen va l’autoriser à recruter des agents spécialisés d’autres administrations. Cette autorité directement rattachée au Premier ministre se distingue par l’étendue de ses attributions qui lui permettent d’assurer un contrôle efficace sur les administrations et les établissements publics : examen des marchés publics, audits d’administrations, discipline des agents publics, enquête de moralité... Elle participe au signalement des infractions et conduit des investigations en matière de crimes et délits financiers sous l’autorité de l’institution judiciaire. Depuis la Révolution, son activité a été multipliée de telle sorte que les 360 agents qui composent cette structure ont dû traiter près de mille plaintes par semaine.

L’ACA a estimé que la lutte contre la corruption méritait un renforcement de son volet préventif, et s’est tournée vers l’expertise française en ce domaine, incarnée par le Service central de prévention de la corruption. Les multiples visites organisées par le service de sécurité intérieure pour découvrir le dispositif français de lutte contre la corruption ont su convaincre les membres de l’ACA de la qualité du SCPC.

A la demande de l’ACA, M. François BADIE, chef du SCPC a accepté de mettre en place une coopération renforcée entre les deux institutions, et s’est rendu le 21 avril 2013 au Caire pour signer un protocole de coopération entre les deux institutions.

Conformément aux ambitions de l’ACA, cette convention de coopération permettra d’améliorer substantiellement ses capacités de prévention de la corruption grâce au partage d’expérience et des bonnes pratiques développées par le SCPC, et la mise en place d’un service spécialisé chargé de la prévention au sein de l’ACA. Ce service sera capable à la fois d’assurer une fonction de centralisation des informations nécessaires à la détection des faits de corruption ; de conseiller les autorités publiques et de mener des actions de sensibilisation auprès des administrations publiques.

Dernière modification : 22/04/2013

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